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[行走印记] 阿尔芒戴维在成都的春节日记

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发表于 2026-1-5 09:55 | 显示全部楼层 |阅读模式
23 février. — Nous avons passé la nuit dans la petite ville de Hoa-kiao-
dze (chaise fleurie). 新津花桥,正月十四

Partis de bonne heure, et à jeun, comme toujours en
voyage, nous traversons les deux bras d’une rivière venant du nord, et plus
considérable que tous les canaux que nous avons passés hier; c’est la seule
ici qui demande un bateau à cette époque de l’année où les eaux sont le plus
basses.
Un peu plus vers le sud apparaissent de petites collines aplaties auprès
desquelles cette rivière S’unit à un autre cours d’eau profond qui a sa source
dans les montagnes de l’ouest, où je dois passer pour aller à Moupin. La route
est toujours en plaine, mais le terrain est plus pierreux; les cailloux roulés
consistent en calcaire gris, en silex blancs, avec quelques porphyres jaunâtres
tachés de blanc. Non loin de ce passage se trouve la ville murée de Sin-tsin.
Quoique l'air soit très-brumeux, nous apercevons presque toujours de
basses et longues collines, à notre gauche; tandis que nous continuons à nous
avancer vers le sud-ouest. Les champs sont en général verdoyants, les
fèves et les moutardes en fleur. Je récolte deux nouvelles espèces de vio-
lettes déjà fleuries; mais en général la végétation spontanée est tardive.
Outre les autres arbres ordinaires à la plaine, je revois les pins lancéolés et
les admirables lauriers Van-mou. Le Garrulax sannio, à joues blanches, est
abondant auprès des grands buissons; il pousse souvent un bruit rauque et
pénétrant, fort désagréable. Je vois aussi souvent le merle mandarin : déjà il
1X.
42 NOUVELLES ARCHIVES DU MUSÉUM.
chante, et d’une voix plus forte et plus mélodieuse que son congénère d’Eu-
rope. Get oiseau me paraît aussi avoir le vol plus soutenu et ressemblant un
peu à celui des Drongos. Le héron blanc est commun dans les rivières où
il pêche aux petits poissons, tandis que quelques vanneaux et des pluviers
guignards en, parcourent prestement les bords.
Il commence à pleuvoir le soir; mais auparavant nous avons le temps
d'entrer dans la ville de Kiong-tcheou, où nous nous installons à l’auberge,
Ici il y a des chrétiens; et l’un d’entre eux vient m’inviter à aller chez lui, et,
comme d'ordinaire, ses invitations deviennent d’autant plus pressantes qu’il
s'aperçoit que je tiens ferme dans mon parti de le remercier. C’est égal, une
politesse fait toujours plaisir; et sous le rapport des convenances, les chré-
tiens chinois finissent par se déchinoiser peu à peu, à l'égard des mission-
naires du moins.
24 février. — Il à plu toute la nuit; et quoique le chemin soit détestable
et couvert d’une boue épaisse et gluante, nous nous mettons en route vers
sept heures : nous marchons directement vers l’ouest, ayant laissé à notre
gauche un chemin plus large et plus fréquenté qui va à Ya-tcheou et Tatsien-
lou. Après avoir bientôt traversé sur un pont une rivière qui n’est pas consi-
dérable en cette saison, nous nous engageons au milieu d’admirables collines
jaunâtres, et suivons longtemps les bords délicieux d’une autre belle rivière
assez profonde et lente. Dans toutes ces collines on taille de belles pierres de
grès rouge ; les carrières sont à côté de l’eau, et les bateaux transportent à
vil prix les dalles dans les villes voisines.
À cause du très-mauvais état de la route, nous marchons lentement et
nous n'arrivons qu'au soir à Ÿou-lcha-teou, et avec la pluie. Dans cette petite
ville, ou forum, le peuple a un air plus misérable que dans la grande plaine.
Cependant, à cause des fêtes du premier de l’an chinois, les boutiques et les
auberges sont encore fermées ; et nous avons toutes les peines du monde
pour en trouver une qui consente à nous recevoir dans ses sales et humides
petites chambres.
Puisque je me trouve sur les confins du Setchuan et du pays des Mantze,
je dois noter que les Setchuanais de ces parages sont mal famés dans toute
la Chine : ils sont robustes, hardis, mais querelleurs et coquins. On les voit
presque toujours armés d’un immense couteau ou sabre, dont ils ne se servent
que trop souvent. On m'a rapporté que, il y a quelques mois, deux de ces
BULLETIN. A3
sabreurs en rencontrèrent deux autres, dans les environs de Kiong-tcheou ; ils
se prirent de querelle et se battirent à grands coups de couteau, avec un tel
acharnement que tous les quatre combattants restèrent morts sur place. Les
femmes même de ces régions sont souvent munies d'armes. Le costume des
Setchuanais de l’ouest mérite d’être signalé ; leur tête est entourée d’un turban
blanc ou bleu ; leur large pantalon est court et flottant ; la cheville et le mollet
sont enveloppés d’une longue pièce de toile de coton, pour les préserver des
rhumatismes, dit-on. Le pied est chaussé d’une légère sandale faite de cordes
de bambou battu. Ces sandales (dont je me sers aussi en route) sont très-
commodes pour marcher dans la montagne et sur la neige : il y en a de tout
prix, depuis la valeur dé deux sous la paire jusqu’à celle de quinze à vingt
sous.
25 février. — Il ne pleut plus aujourd’hui; mais comme c’est le quin-
zième jour de la lune, jour de fête pour les païens, il ne m’est pas possible de
voyager et de profiter de cette belle journée, car les sept hommes qui m'ont
accompagné jusqu'ici n'étaient loués que pour cet intervalle, et ils s’en’sont
retournés de bonne heure à Tchenton, après avoir reçu le cadeau ordinaire
d'argent; et il n'est pas aisé de trouver ici d’autres porteurs pour sans
Désormais la route est toute montueuse et ordinairement fort difficile ; et,
pour porter mes bagages, il me faut des hommes robustes et sûrs. Ayant su
qu'il y a des chrétiens à Youtchateou, mon domestique s'adresse à eux ; mais
leurs difficultés et leurs exigences sont telles, que toute la journée passe avant
de rien conclure. Ce n’est que vers le soir que le principal d’entre eux,
nommé Hoang, engage à me fournir, pour or ie mon Onde
nécessaire moyennant une somme relativement élevée.
_ Cette halte forcée, qui contrarie si fort mon impatience de me voir rendu
à cette terre promise de Moupin, n’est pas tout à fait perdue pour mon
œuvre. J'acquiers la peau fraîche et complète d’une grande Civette, quadru-
pède que je n'avais pas rencontré encore. La couleur des parties supérieures
en est d’un gris cendré, avec une raie dorsale noire formée de poils plus longs ;
la gorge est ornée de plusieurs lignes juxtaposées, noires et blanches, qui
imitent un rabat ou un hausse-col ; la longue queue est aussi annelée de noir
et de blanc. Cet animal a la taille d’un chien médiocre, mais les jambes plus
courtes ; il sent fortement le musc. On me dit qu’il n’est pas rare dans rs
montagnes moyennes boisées.
hh NOUVELLES ARCHIVES DU MUSEUM.
En fait d'observation, je dois noter que je vois ici plusieurs hommes,
venant des vallées du nord-ouest, qui portent des saumons de plomb : il
paraît que c’est une galène argentifère qu’on y exploite.
Les oiseaux sont assez abondants dans cette belle vallée où coule une
grande rivière, et qui communique avec la grande plaine par le nord. J'y
observe un Phonicurus qui m'était encore inconnu : il a un petit miroir à
l'aile, comme l’Aurorea, mais a les parties supérieures d’un gris cendré uni-
forme. Vers la fin de la nuit dernière j'ai été éveillé par le chant si curieux de
l’Athene cuculoïdes, qui paraît résider dans ces gorges d’une manière perma-
nente. Dès le point du jour, le charmant Ruticilla fuliginosa, perché sur le
toit de mon auberge, fait aussi entendre un ramage agréable. Cet oiseau est
commun ici sur les pierres de la rivière dont il ne s’éloigne guère, pas plus
que le Rut. leucocephala qui a les mêmes mœurs, les mêmes allures, à peu
près le même cri de rappel et la même manière de mouvoir la queue. Ce sont
deux oiseaux fort différents des autres rouges-queues avec lesquels il ne
convient point de les réunir génériquement.
Le temps, qui a été beau dans le jour, retourne à la pluie vers le soir.
26 février. — Il à plu fort pendant la nuit; et le jour il continue à
pleuvoir. Aussi, quoique nous ayons marché toute la journée, nous ne faisons
guère qu’une quarantaine de y, grâce surtout à un chemin boueux et atro-
cement difficile.
Les porteurs que m’a procurés le Hoang sont païens, à l’exception d’un
seul; mais ce sont des gaillards robustes qui connaissent admirablement ces
difficiles montagnes. L'un d’eux a eu le courage de charger son dos de
cent trente grosses livres chinoises de bagages ! Il est vrai que ces monta-
gnards ont la bonne habitude de marcher lentement, et en faisant de très-
fréquentes haltes pendant lesquelles ils appuient sur un court bâton ad hoc leur
charge, sans la délier ni la descendre de leurs épaules. En plaine et en
colline ordinaire, les Chinois portent toujours les bagages en deux paquets
fixés et suspendus aux deux extrémités d’un bambou ou d’un bois souple qui
ondoie continuellement et pèse ainsi moins sur l'épaule. Et quand l’une est
fatiguée, ils la font adroitement glisser sur l’autre. Je pense que les Chinois
sont les plus adroits portefaix du monde ; et l’on est étonné de les voir si
résistants à la fatigue, quand on sait que leur misérable ROETrIUrE est presque
exclusivement végétale.
BULLETIN. 45
Au sortir de Youtchateou, nous nous engageons bientôt dans des collines,
qui vont en s’élevant toujours jusqu’à devenir de grandes montagnes. Ce sont
d’abord des grès gris ordinaires ; puis, à trois lieues plus loin, commencent
à dominer des poudingues ferrugineuses plus anciennes, dont les grains, gros
comme des œufs, sont tous calcaires et de plusieurs couleurs, sans aucune
empreinte organique. Au sommet d’une longue et roide montée en escalier, je
rencontre quelques grands arbres dans lesquels des artistes chinois se sont
amusés à sculpter trois jolies statues, sur le bois vif, représentant leurs divi-
nités : c’est le commencement d’une longue vallée élevée qui est assez boisée,
et qu'on me dit être hantée par les tigres et plus souvent encore par les
voleurs. Les arbres consistent surtout en Chamou ou Cunninghamia. Mes
hommes me racontent que ces hauteurs nourrissent le faisan sans collier et
le faisan Amherst, mais point le faisan doré.
Chemin faisant, j’apercois un petit aigle inconnu donnant la chasse aux
gallinacés sauvages, et un Enicurus à longue queue non fourchue que je n’ai
pas non plus rencontré précédemment. J’abats un Garrulax ou Cinelosoma
grivelé qui était en compagnie avec des Paradoæornis à bec jaune, ainsi
qu'un Munia nouveau que je ne puis utiliser pour mes collections.
Ne pouvant pas faire l’étape de coutume, nous sommes obligés de nous
arrêter sur la montagne, pour passer la nuit dans une méchante auberge en
bois, ouverte à tous les vents. Heureusement l’abondance du bois nous permet
d'allumer un grand feu pour nous sécher et nous réchauffer. La seule chose
mangeable que cette auberge fournisse, c’est de la farine de maïs qu'on cuit
sous la cendre en galette ronde.
J'observe qu'avant de se reposer, mes gens trempent leurs pieds dans
l’eau chaude : c’est une précaution d'hygiène qui n’est jamais omise par ces
montagnards. Nous n’avons ici qu’une pièce pour y étendre nos couvertures,
en nous ÿ casant tous sur la terre nue les uns à côté des autres. Les poux
feront du communisme à leur aise !
27 février. — Il ne pleut plus aujourd’kui. Nous descendons de notre
horrible montagne par une route à escaliers de pierre en mauvais état. Cette
descente est aussi lente et pénible que l’a été la montée d'hier, surtout pour
mes porteurs. Au fond de cette nouvelle et étroite vallée, nous trouvons une
belle rivière aux eaux claires et impétueuses dont nous suivons les bords et
les sinuosités pendant une demi-journée. La seule roche que je voie dans ces
46 NOUVELLES ARCHIVES DU MUSEUM.
gorges est la poudingue à cailloux calcaires, dont les assises puissantes ont
plus de deux cents mètres d'épaisseur; et l’on n’y voit que cela.
J’observe là une source d’eau qui sort limpide de la roche, en emportant
avec elle une infinité de petites boules de pierre plus ou moins rondes ; cé
boyau souterrain doit être excessivement long, pour que les petits cailloux
détachés de ses parois par les eaux aient eu le temps de s’arrondir ainsi
pendant le trajet. Mes guides me racontent que cette source est célèbre au
pays ei qu'on y vient chercher ce gravier arrondi pour en: garnir des
oreillers ! qui ont en été l'avantage d’être très-frais. De gustibus et colo-
ribus..….
Aujourd’hui notre marche matinale est interrompue par de fréquentes et
vives altercations de mon domestique avec les porteurs de bagages. En se
. couchant hier soir, il avait, à la mode chinoise, placé sa bourse sous l’oreil-
lard ; et en pliant son lit, ce matin, il à eu la maladresse de l'oublier par
terre. [l pense avec raison que c’est un des porteurs qui l’a ramassée : inde
træ... Quoique je sois fâché de cet accident qui cause une perte de quelque
importance à Ouang-Thomé, je ne suis pas très-contrarié de ce qui lui
arrive ; Car il est d'ordinaire d’une trop grande négligence, surtout pour tout
ce qui me regarde,
C’est dans l’après-midi que nous arrivons dans le dernier village chinois,
dit Ta-hong-miao (la grande pagode rouge) où les chrétiens me font un bon
accueil inatiendu qui me restaure le cœur. Il y a Jaune mine de ss
brillante et pure de soufre, |
Après avoir dîné, nous nous emettons en route en remontant Luiéitont
et avec difficulté les bords d’un fort ruisseau qui vient de l’ouest et dont le
lit est garni de diorite verdâtre où arsphibole d’ abord, et de pures sas
haut.
Je tire en route un HA rougeâtre que je ne puis ctéttéie us sie
un Carpodacus). Je tue aussi une sorte de Troglodyte à iris rouge, que je ne
reconnais point. Le cincle Pallas abonde dans le torrent, ainsi que les gs
Ruticilles fuligineux et à calotte blanche.
Le soir nous nous arrêtons pour la nuit dans-une maison chrétienne SEA
où se trouvent actuellement un prêtre catholique chinois. Bon accueil,
même bon souper ! Mon arrivée attire quelques chrétiens de la vallée ; sk:
sieurs d’entre eux sont chasseurs. Ils m’assurent sig ces grandes montagnes
BULLETIN. A7
nourrissent trois espèces de singes : 4° le Hoangheou, à queue moyenne ;
2°!le Tsin-heou, à queue courte: 3° le Kin-isin-heou, à queue très-longue et
à longs poils sur le dos. Ils me disent que le Maky est une grande poule sau-
vage qui habite les mêmes localités que le Hothan-ky et le Pé-mou-ky. Us
ne connaissent point l’aigle que je leur dis avoir vu hier.
28 février. — Dimanche. Un bon sommeil, pris en paix dans une petite
chambre bien proprette, a restauré mes forces. Après avoir célébré l'office
divin de grand matin, je me détermine à partir séparément pour Moupin, qui
n'est plus séparé de nous que par une grande montagne impratieable. Il faut
la contourner et franchir une autre montagne, encore extrêmement pénible :
mes porteurs de bagages mettront bien longtemps pour la passer. Je pars donc
vers huit heures en compagnie d’un guide du pays, malgré mes bons chrétiens
qui voudraient me retenir jusqu'à demain. Nous mettons quatre heures à
monter la côte difficile, et deux heures seulement pour la descendre sur la
pente occidentale ; et à deux heures de l’après-midi je me trouve sain et sauf,
grâce à Dieu, dans le collége de Moupin, où j'ai le plaisir de trouver un jeune
missionnaire français, M. Dugrité, qui dirige une cinquantaine d'étudiants
chinois, avec la collaboration de plusieurs ecclésiastiques indigènes.
montagne qu'il nous a fallu gravir et puis descendre pour arriver ici
est très-haute et très-rapide ; et la neige glacée rend le chemin encore plus
difficile : c’est un trajet de six heures de marche très-pénible. Le col le plus
élevé où passe la route a environ 3,200 mètres d'altitude ; et cette crête très-
boisée fait limite entre la Chine et la principauté Mantze de Moupin. Parmi
les arbres de ces montagnes j’observe plusieurs espèces de Rhododendrons,
dont quelques pieds forment de beaux arbres assez considérables ayant un
tronc d’un pied de diamètre et plus. Les feuilles en sont persistantes, el la
glace et la neige, qui durent plusieurs mois dans ces hauteurs, les a fait
rouler en longs tuyaux. Un conifère, qui ressemble par ses feuilles aux Sequoia
d'Amérique, est aussi abondant avec quelques sapins. En descendant vers
Moupin, j'ai vu quantité d'anciens troncs de très-grands Cha-mou (sapin) qui
pourrissent à terre, ayant été abattus autrefois par les ordres du Tou-sse, ou
prince de Moupin, qui voulait opposer ainsi une barrière infranchissable aux
troupes chinoises. Mon guide distingue dans ces sapins deux espèces, dont
l’une nommé Thié-éha, à bois très-dur, et l’autre appelé Pao-cha, à bois plus
tendre. Je pense que la première n’est pas un vrai sapin. — Il n’y a pas un
18 NOUVELLES ARCHIVES DU MUSÉUM.
oiseau qui se laisse voir dans ces forêts sauvages, et même presque point
vers le collége ; je distingue seulement sur la neige des traces du pied des
faisans et des tragopans.
(La suite paraîtra dans le tome X.)
EXPLICATION DES PLANCHES
Nous joignons ici des figures de quelques-uns des oiseaux recueillis par M. l'abbé

农历正月十四(2 月 23 日)
我们在 Hoa-kiao-dze(花桥子,原文注 “chaise fleurie”)这个小 town 住了一夜。

大清早天还没亮就动身,空着肚子赶路 —— 出门在外向来这样。

要渡过那条从北边来的河的两条岔流,这河比昨天过的所有水渠都要宽得多,就算是这河水最浅的时节,也得坐船才能过。

往南走没多久,就看到些矮矮平平的小山丘,那条河就在这儿跟另一条深水河汇到一起。

另一条河的源头在西边的大山里头,我要去 Moupin 就得从那儿过。路还是在平坝上,但地上的石头子儿更多了;那些滚圆的鹅卵石,大多是浅灰色的石灰岩、白石英,还有些带白斑的黄红色斑岩。

离这儿不远,就是围到城墙的 Sin-tsin 城(新津)。



天上雾蒙蒙的,但左边总能看到一长串矮矮的山丘(牧马山),我们一直往西南方向走。田坝头一片绿油油的,豌豆花和油菜花都开得闹热。我采到两种已经开花的新紫罗兰品种;


不过总的来说,野生植物发芽开花都要晚点。除了平坝上常见的那些树,我又看到了松针细长的松树,还有好看得很的 Van-mou 月桂树。那些白脸颊的白颊噪鹛,在大灌木丛旁边多得很;

时不时发出粗哑又刺耳的叫声,听起有点烦。乌鸫(四川人叫黑鸫)也常见得很,已经开始唱歌了,声音比欧洲的乌鸫更洪亮、更好听,飞起来的样子也更稳,有点像卷尾鸟。白苍鹭在河里到处都是,专门啄小鱼吃;还有些麦鸡和环颈鸻,在河边飞快地跑过来跑过去。



傍晚的时候开始下雨,但我们赶在下雨前进了 Kiong-tcheou 城(邛州),找了家客栈住下。

这儿有基督徒,有个基督徒过来邀我去他家做客。他见我一直客气谢绝,反倒越邀越热情了。不过嘛,人家这份礼貌还是让人心里舒服;说真的,这些中国基督徒在礼数上,对传教士至少是越来越周到了。



农历正月十五(2 月 24 日,元宵节)

雨下了一整夜,路上烂得遭不住,全是稀泥,粘脚得很。

但我们还是七点左右就出发了,径直往西走,把那条往 Ya-tcheou 和 Tatsien-lou 去的宽路、人多的路甩到了左边。没多久就从一座石桥上渡过一条河,这季节的河水不算大。之后就钻进了一片好看的黄红色山丘中间,沿着另一条漂亮的河走了好久 —— 这河水深得很,水流又缓。这些山丘上能开采到好看的红砂岩;采石场就在河边,船把石板运到附近的城里,价钱便宜得很。



路实在太烂,我们走得慢得很,直到傍晚才到 Ÿou-lcha-teou,还淋了一身雨。这个小 town 里的人,看起来比平坝上的要穷些。

这会儿正赶上中国新年,店铺和客栈都还关着门;我们费了好大劲,才找到一家愿意收留我们的,房间又脏又潮。



既然到了 Setchuan 和 Mantze 地区的交界处,我得说句实话:这一带的 Setchuana 人在全中国名声都不咋好 —— 他们长得结实,胆子也大,但爱吵架,还爱耍小聪明。几乎个个都带起老大一把弯刀或者长刀,动不动就拿出来用。


有人跟我说,几个月前,有两个带刀的在 Kiong-tcheou 附近碰到另外两个,不知道为啥吵起来,拿起刀就往死里砍,最后四个人都倒在地上死了。这儿的女的有时候也带武器。西边 Setchuana 人的穿着也值得提一嘴:头上缠个白帕子或者蓝帕子当头巾;裤子又宽又短,松松垮垮的;小腿和脚踝缠着长长的棉布条,说是防风湿。脚上穿的是竹篾编的薄凉鞋。这种凉鞋(我路上也穿)在山上和雪地里走起多方便的;价钱也不一样,便宜的两毛钱一双,贵的要一两五到两毛钱。



农历正月十六(2 月 25 日)
今天不下雨了,但今儿是十五,月圆之夜,是异教徒的节日,没法赶路,也没法好好利用这好天气。

之前跟我来的七个麻乡约的挑夫,只雇到这儿,大清早拿了该得的赏钱就回 Tchenton 了;在这儿再找挑夫可不容易。


往后的路全是山路,难走得很;要扛我的行李,得找结实又靠谱的人。

听说 Youtchateou 有基督徒,我的佣人王树衡就去找他们;但他们要么推三阻四,要么要价老高,磨了一整天都没谈拢。

直到傍晚,一个叫 Hoang(黄)的领头的才答应,给我找够需要的人,就是要价有点贵。



这趟被迫停下的行程,虽然让我急着去 Moupin 那片 “应许之地” 的心思受了挫,但也不算完全白费。

我弄到了一张完整的大灵猫皮,这动物我之前从来没见过。灵猫背上是浅灰色的,脊椎那儿有一条黑色的长毛带;脖子上有好几条黑白相间的横纹,像围了个领圈;长尾巴也是黑白相间的环纹。这玩意儿跟中等大小的狗差不多大,但腿要短些,身上有股浓浓的麝香味儿。人家说,在这半山腰的树林里,这种灵猫不算少见。



我还注意到,有些从西北山谷(火井?)来的人,身上背着铅矿 —— 听说那一带在开采银铅矿。


这条漂亮的河谷里有条大河,往北通到大平坝,河里的鸟儿多得很。我看到一种之前没见过的红尾水鸲:翅膀上有块小亮斑,跟普通红尾水鸲一样,但背上是清一色的浅灰色。昨天半夜,我被纵纹腹小鸮奇怪的叫声吵醒,这鸟儿好像一直住在这些峡谷里。

天刚亮,一只漂亮的黑喉红尾鸲落在客栈屋顶上,唱起了好听的歌。这种鸟在河边的石头上常见得很,不怎么离开水边,跟白顶溪鸲一样 —— 它们习性、样子都像,连叫声和摇尾巴的样子都差不多。这两种鸟跟其他红尾鸲差别大得很,根本不该归到同一个属里。



白天天气一直很好,傍晚又下起雨来了。

农历正月十七(2 月 26 日)
夜里下了大雨,白天也没停。我们走了一整天,也才赶了四十来里路 —— 主要是路太烂了,稀泥粘脚得遭不住。


黄大哥帮我找的这些背夫,除了一个是基督徒,其余都是本地人,倒是长得壮实,晓得多山里头的路咋个走。

有个背夫胆子才大哦,背上扛了一百三十斤重的行李!不过这些山民有个好习惯,走路慢慢悠悠的,还时不时停下来,用根短棍子(拐子)撑到背夹子行李底下歇口气,不把行李取下来也不松开绳子。

在成都平坝或者一般的坡坡上,中国人挑东西都爱用根竹子或者软木头(扁担),两头挂起行李,晃来晃去的,肩膀就没那么累。要是一边肩膀酸了,还能轻巧地换到另一边。

说真的,中国人怕是世界上最会挑担子的了 —— 你看他们吃得那么撇,几乎全是素的,居然还能扛住这么大的累,真的佩服。




出了 Youtchateou,我们没多久就钻进了山窝窝,越走山越高,最后变成了大 mountains。一开始还是普通的灰色砂岩,走了三里多路后,就换成了更老的含铁砾石层,那些砾石颗颗跟鸡蛋差不多大,全是石灰岩,颜色还不一样,上头啥子生物痕迹都没有。


爬到一段又长又陡的石梯顶顶,我看到几棵大树,上头有中国工匠直接在活树干上刻了三尊神像,雕得还多好看的 —— 这就走进了一条高高的山谷,里头树多,听人说有老虎,更多的是强盗。

这一带的树主要是杉木(Cunninghamia)。挑夫们跟我说,这些高山上有没颈圈的野鸡和白腹锦鸡,就是没有金鸡。




路上,我看到一只不认识的小鹰在追野禽,还有一只尾巴长长的、不岔开的红尾水鸲,之前从来没见过。我打下来一只灰褐色的噪鹛(或者叫 Cinelosoma),当时它正和一群黄嘴鸦雀凑在一起,还有一只新的文鸟,可惜没法加到我的标本里。



没能按往常的路程歇脚,我们只好在南包山上找了个烂木房子客栈过夜,四面漏风,遭不住。还好柴火多,我们生了堆大火,烘衣服又取暖。这客栈里唯一能吃的,就是玉米粉,放在火灰里烤成圆饼饼。



我注意到,睡前背夫们都要把脚泡在热水里 —— 这可是他们山民的卫生习惯,从来不得忘。我们所有人挤在一间屋,把铺盖铺在地上,挨个挨地睡,虱子怕是要在身上随便跑哦!



农历正月十八(2 月 27 日)


今天终于不下雨了。我们从那座吓人的山上下来,走的石梯路烂得很,下坡跟昨天上坡一样慢,一样累人,尤其是背夫些。



走到一条新的窄山谷底底,碰到一条漂亮的河,水清亮亮的,流得急得很,我们沿着河边的弯道走了大半天。这峡谷里就只看到一种石头 —— 含石灰岩砾石的砾岩,层层叠叠的,怕有两百多米厚,到处都是这种石头。



我还看到一处泉水,从石头缝缝里冒出来,带起好多小小的、圆滚滚的石子儿。这条地下水道肯定长得很,不然石头上掉下来的小石子,咋个会在流的时候磨得这么圆哦。

向导跟我说,这泉水在当地有名得很,有人专门来捡这些圆石子,用来装枕头!说是睡起凉快得很。哎,每个人的喜好和习惯真的不一样哦……



今天早上走路的时候,我的佣人王树衡跟背夫们吵了好几架,闹得凶得很。

昨天晚上睡觉,他按中国人的习惯,把钱袋子塞在枕头底下,今早叠铺盖的时候,居然忘在地上了。他理所当然觉得是哪个背夫捡走了 —— 这事儿确实让人窝火。

虽说这意外让王汤姆(Ouang-Thomé王树衡)遭了不小的损失,我心里却没太替他着急;他平时就马马虎虎的,尤其是跟我相关的事,更是不上心。



下午的时候,我们到了最后一个中国村子,叫 Ta-hong-miao(大红庙,原文注 “la grande pagode rouge”)。

没想到这儿的基督徒给了我热情的招待,让我心里又暖和起来。村里还有个亮晶晶的纯硫磺矿坑。



吃完晚饭,我们又出发了,沿着一条从西边来的湍急小溪往上走,走得费劲得很。溪沟里的石头,一开始是绿灰色的闪长岩或者角闪岩,往上走就全是纯石英了。


路上我打下来一只红兮兮的鸟,没来得及做成标本(像是某种朱雀)。还打死了一只眼睛红红的鹪鹩,认不出是啥品种。溪水里有好多帕拉斯鹟䴓,还有黑喉红尾鸲和白顶溪鸲。


晚上我们住在一户基督徒家里,这儿刚好有个中国天主教神父。招待得好得很,连晚饭都吃得安逸!我一来,山谷里好些基督徒都过来了,其中有几个是打猎的。

他们跟我说,这些大山里有三种猴子:一种叫黄猴,尾巴中等长;一种叫金猴,尾巴短;

还有一种叫金丝猴,尾巴老长老长,背上的毛也长。

他们还说,“Maky” 是一种野大鸡,跟 “霍坦鸡”(Hothan-ky)和 “贝母鸡”(Pé-mou-ky)住同一个地方。我跟他们说昨天看到的鹰,他们都不晓得是啥子。


农历正月十九(2 月 28 日,星期天)

在一间干干净净的小屋里安安稳稳睡了一觉,力气全恢复了。大清早做完宗教仪式,我决定一个人先去 Moupin—— 这儿跟 Moupin 就隔一座难走的大山。得绕着这座山走,还要翻另一座更难爬的山,挑夫们要花好久才能过来。所以我八点左右就跟一个本地向导出发了,尽管这儿的基督徒朋友想留我多住一天。



爬上那道难走的山坡花了四个小时,下西边的坡只花了两个小时。

下午两点的时候,谢天谢地,我平平安安到了 Moupin 的神学院。在这儿碰到了一个年轻的法国传教士,杜格里特先生(M. Dugrité),他带着五十来个中国学生,还有几个本地神职人员帮忙。



为了到这儿,我们爬了又爬、下了又下的那座山,又高又陡,结冰的雪让路更难走了 —— 这六小时的路,走得遭罪得很。路上最高的垭口,海拔大概有三千二百米;这道树木茂密的山脊,就是中国和 Mantze 部落 Moupin 领地的分界线。



这些山上的树里,我看到好几种杜鹃,有几棵长得跟大树一样粗,树干直径有一尺多。杜鹃的叶子是常青的,高山上的冰雪要冻好几个月,把叶子冻得卷成细长的筒筒。还有一种针叶树,叶子长得像美洲的巨杉,跟好些松树一起长得茂盛。往 Moupin 下山的时候,看到好多老杉木(Chamou)的树干烂在地上 —— 这些树是以前 Moupin 的土司(Tou-sse)下令砍的,他想靠这个筑起一道石达开的军队过不来的屏障。

我的向导说,这些杉木分两种,一种叫铁杉,木头硬得很;另一种叫泡杉,木头要软些。我觉得第一种怕不是真的杉木。



这些荒山野林里,连只鸟的影子都看不到,就算到了神学院附近,也几乎没鸟儿。只在雪地上看到了野鸡和角雉的脚印。


(后续内容见第十卷)


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